Vie des collections

Les collections du musée font l’objet de recherches régulières.
Le musée reçoit volontiers chercheurs, étudiants, érudits.
Il leur réserve un accueil privilégié les mardis, de 9 h à 17 h.
Merci de prendre rendez-vous à l’avance par courriel : maap@perigueux.fr

 

SILG 2016A quelques semaines du Salon International du Livre Gourmand, 3 magnifiques assiettes créées par l’artiste Etienne Hajdu et provenant des réserves du MAAP sont mises à l’honneur.

Cet ensemble fait partie d’une commande de Monsieur Gauthier, directeur de la manufacture de Sèvres auprès de l’artiste.
Elles sont en porcelaine et toujours en fabrication. Les 2 assiettes bleues et blanches sont très souvent offertes aux ambassadeurs en visite en France.

Ces oeuvres sont un don de Madame Catherine Parreaux belle soeur d’Etienne Hajdu en 2003-2004. Elles viennent ainsi compléter la collection de prototypes, unique en France, don de Madame Luce Hajdu en 1999. Ils sont présentés au MAAP dans 2 salles dédiées à l’artiste.

vaisselle Hajdu 006


 

 

 

 

Le Musée est partenaire du JAPAN DAY PERIGUEUX qui se déroule
du mercredi 14 septembre jusqu’au samedi 17 septembre à la Filature de l’Isle.

Dans le cadre de la manifestation menée par l’Association franco/japonaise Culture Budo l’équipe du musée a sorti des réserves 2 tenues de samouraï datant du 17ème siècle.

Avant présentation – il faut restauration !
Depuis 2 jours Lucie est à l’oeuvre ! elle a nettoyé patiemment et avec minutie chaque partie des guerriers à l’aide d’un pinceau sec, d’un aspirateur et d’eau déminéralisé. Sous le regard attentif de quelques curieux.

Les armures sont en acier recouvert de laque, toutes les attaches sont en soie. La moustache et les cheveux sont en poils d’ours. L’arme de l’un d’entre eux serait celle d’une pièce d’apparat destinée aux femmes.

Ces œuvres font parties d’un don de Monsieur Louis-Maurice Ambayrac qui était capitaine d’infanterie de marine et de Monsieur Jean Hyppolyte Ambayrac professeur à Nice en mémoire de leur oncle Monsieur Gardelle – donné au MAAP le 9 juin 1915.

A l’occasion de cet événement d’autres petits bijoux sont de sortie ! des figurines japonaises du 18ème/19ème siècle.

– l’oeuvre de gauche représente Ashinaga et Tenage – Okimono en ivoire, legs Tronche 1901 (B.1072). Ces 2 personnages sont de Yokai, créatures surnaturelles du folklore japonais. Le premier possède des jambes très longues, et le second des bras démesurés. Lorsqu’ils figurent ensemble, ils symbolisent l’aide mutuelle.

– les deux autres sont des Figurines de jeunes femmes – Okimonos en ivoire, legs Thibal 1920 (A.8834 et A.8835)

à voir à revoir au MAAP sans modération !


Le Musée d’Art et d’Archéologie du Périgord s’associe à l’exposition « Néandertal à la loupe » donnée du 1er juillet au 13 novembre au Musée National de Préhistoire aux Eyzies de Taillac en prêtant le squelette original : l’Homme de Régourdou.

Une série de conférences, débats, nocturnes en marges de l’exposition « Néandertal à la loupe »

20160629091355114_0003

Néandertal

Le groupe humain original des Néandertaliens s’est développé à partir de -300 000 ans en Europe et au Moyen-Orient où les particularités s’affirment progressivement, favorisés par le phénomène de « cul-de-sac » occidental accentué pendant les glaciations, pour former ce que l’on appelle les Néandertaliens vrais entre -80 000 et – 30 000 ans.

Petits, robustes, ces Homo Néanderthalensis ont une capacité crânienne importante, jusqu’à 1700 cm3, le front bas,u n fort bourrelet sus-orbital, le crâne long terminé par un « chignon » occipital, une solide mandibule et le menton à peine ébauché.

Premier semble t’il à créer des symboles, ils prouvent par leurs sépultures l’existence d’une pensée complexe et d’une évidente croyance dans un au-delà.

Ce ne sont pas nos ancêtres : ils disparaissent au début du Paléolithique supérieur il y a environ 30 000 ans après avoir cohabité pendant quelques milliers d’années avec de nouveaux arrivants : Les Homo sapiens, vraisemblablement incapable de s’adapter à la culture nouvelle  de ces premiers hommes modernes dont ils étaient génétiquement différents.

L’Homme de Régourdou

Ce squelette d’homme de Néandertal intentionnellement inhumé est , malgré l’absence du crâne et de la presque totalité des membres inférieurs, une pièce particulièrement remarquable. La mandibule très bien conservée, ainsi qu’une partie des membres supérieurs, la fossilisation quasi complète et inhabituelle du sternum, et son attribution au Würm 1 (-70 000 ans), en font l’un des fossiles les plus importants d’Europe.

La présence dans le site de très nombreux ossements d’ours brun dans les fosses ou sous des tas de pierres a pu faire penser à des sépultures et à un rite dédié à cet animal. Depuis sa découverte le 22 septembre 1957 par Roger Constant, les épisodes plus ou moins rocambolesques, les démêlés de son inventeur, homme de la terre entier et pugnace, avec les officiels en général et ceux de la recherche préhistorique en particulier, ont alimenté ce que l’on pourrait nommer « la saga du Régourdou ».

11891985_946147455423437_6155435240388987021_n

 


 

confluences0



 

Le Musée d’Art et d’Archéologie du Périgord s’était associe, du 27 juin au 15 novembre 2015, à l’exposition temporaire « Signes de richesse inégalités au Néolithique » présentée au Musée National de Préhistoire des Eyzies en prêtant 8 très belles haches polies. En effet, le Musée fait partie des 33 musées de France retenus pour la beauté de ses objets appartenant à la période néolithique.

Ainsi, les 8 haches polies poursuivent leur voyage et depuis le 1er décembre 2015 jusqu’au 17 avril 2016 elles sont exposées au Musée des confluences à Lyon.

plus d’infos : http://www.museedesconfluences.fr

Pour mémoire :

Qu’est ce que la période Néolithique ?
Le Néolithique, véritable « révolution », s’est cependant imposé en douceur à partir de trois phénomènes importants. Le réchauffement du climat de la terre il y a environ 12 000 ans qui a entraîné progressivement un changement de la faune et de la flore et donc des habitudes des hommes. L’apparition de l’agriculture en Mésopotamie, « le croissant fertile » (une partie de la Turquie, la Syrie, le Liban, l’Israël, l’Iran et l’Irak), il y a 10 000 ans, et la migration des peuples possédant les techniques de cultures jusqu’à l’extrême ouest de l’Europe. La néolithisation est une période de l’histoire de l’humanité relativement compliquée, deux théories tentent de l’expliquer : le diffusionnisme basé sur la découverte des gènes marqueurs éparpillés comme un balisage au cours des migrations, chez les populations d’aujourd’hui. Il s’oppose à l’évolutionnisme sur place qui aurait vu l’avènement de progrès techniques semblables au même moment dans plusieurs régions du monde. Cette période se caractérise entre autre, par la réalisation de récipients en terre cuite nécessaires à la conservation et à la cuisson des nouvelles plantes (céréales en particulier).
Si la néolithisation de la France commence au sixième millénaire, la géographie peu favorable du Périgord explique peut-être une néolithisation plus tardive.

neolithique-hache-polie-pierre-z500061
Quelques mots sur l’exposition temporaire « Signes de richesse inégalités au Néolithique »
« Au cours de leur expansion en Europe occidentale (entre 6000 et 2200 av. J.-C.), les communautés du Néolithique ont développé l’agriculture et l’élevage, ainsi que de nouvelles techniques pour la fabrication des outils et des parures. À côté des productions locales et d’usage commun, il existe partout des objets magnifiques en matériaux très rares et souvent fabriqués avec des procédés complexes. Colliers, poignards, haches, bracelets, ont circulé sur de grandes distances comme le prouvent les analyses sophistiquées qui révèlent aujourd’hui des déplacements sur plusieurs centaines de kilomètres.
Découverts dans des aires culturelles différentes, ils ont servi à des pratiques très éloignées du domaine strictement utilitaire. Ils ont constitué des marqueurs de richesse et de distinction, à haute valeur symbolique, qui pouvaient être thésaurisés et utilisés dans les relations entre les élites ou avec les puissances surnaturelles. L’exposition invite à découvrir quelques-uns de ces “objets signes” en matières considérées, encore de nos jours, comme précieuses (jade, or, turquoise, jais ou jayet, etc.). » : http://musee-prehistoire-eyzies.fr/

 


 

B.1861

Le Maap a le plaisir de prêter, du 18 mars au 5 juin, l’œuvre magistrale « Rosita » faisant partie de ses collections dans le cadre d’une exposition temporaire consacrée au peintre Braïtou-Sala à la Piscine Musée d’art et d’industrie André Diligent à Roubaix (vernissage de l’exposition vendredi 18 mars à partir de 18h).

Braïtou-Sala (1885-1972). L’élégance d’un monde en péril

L’œuvre « Rosita » s’inspire de «Rosita Mauri » de Braïtou-Sala (1885-1972)
« L’expression de la figure, les chairs et l’ensemble de la toilette blanche sont traités, chacun dans leur genre, avec une virtuosité remarquable. »
Fille de Pedro Rafael Jaime Mauri maître de ballet et de Carmen Amada Segura, elle se forme en Espagne puis à Paris, se produit à Barcelone, Vienne, Berlin et à la Scala de Milan où Charles Gounod la découvre. Il la fait engager en 1878 à l’Opéra de Paris où elle fera carrière.
Quittant la scène en 1898, elle enseigne à l’école du Ballet de l’Opéra jusqu’en 1920.
Brillante interprète des ballets de Louis Mérante et de Joseph Hansen, elle subjugue par sa virtuosité et rivalise avec ses compagnes italiennes Rita Sangalli, Pierina Legnani et Carlotta Brianza.
Le poète François Coppé écrira d’elle : « Mauri est divine. C’est un des plus grands évènements de ma vie que d’avoir vu cette artiste extraordinaire. Elle est la danse personnifiée. ».

Braïtou-Sala
Né à La Goulette, Albert Sala dit Braïtou-Sala (1885-1972) quitte sa Tunisie natale pour Paris en 1901. Élève, à l’Académie Julian, d’Adolphe Déchenaud, d’Henri Royer et de Paul-Albert Laurens, il remporte en 1916 le prix du portrait et s’impose, dans ce genre, comme l’un des plus grands spécialistes de l’entre-deux-guerres. Exposant au Salon des Artistes Français à partir de 1913, il y obtient la médaille d’argent en 1920 ; les œuvres, et notamment les portraits, qu’il envoie chaque année par la suite, sont très appréciées et remarquées par la presse du temps, notamment par L’Illustration qui offre au peintre à maintes reprises sa couverture.
De 1919 à 1939, célèbre dans le Tout Paris mais aussi dans certaines capitales étrangères, Braïtou-Sala signe plusieurs centaines de portraits mondains et organise dans son atelier, à l’occasion de leur vernissage, d’importantes réceptions. Grâce à l’entremise, dès 1919, de son ami Alex Johanides, archiviste à la Comédie-Française, sa clientèle compte très tôt quelques-unes des plus grandes actrices de l’époque (parmi lesquelles Renée Corciade, Jane Faber, Cléo de Mérode ou Renée Falconetti) mais aussi la cantatrice de l’Opéra de Paris Marthe Chenal, ainsi que plusieurs figures de la haute société parisienne et bientôt américaine.
En 1936, 1937, 1938 et 1939, c’est aux côtés de Picasso, Dufy, Braque, Chagall, Matisse, Derain ou Gromaire, qu’il représente la France à l’Exposition Internationale qui se tient au Carnegie Institute de Pittsburgh.

Plus d’infos : http://www.roubaix-lapiscine.com/


 

 92ea7bb317Le Musée s’installe au Quai Branly !

Retrouvez lors de votre visite au Quai Branly à Paris un bras tatoué d’Océanie aussi rare que précieux prêté par le Musée pour une exposition temporaire.

DU 6 MAI 2014 AU 18 OCTOBRE 2015, « TATOUEURS, TATOUÉS »

Pour rappel : le Musée possède la 7ème collection nationale d’Afrique-Océanie.
Plus d’infos : www.quaibranly.fr / echosart.com

L’exposition revient sur les sources du tatouage et présente le renouveau de ce phénomène désormais permanent et mondialisé. Dans les sociétés dites « primitives », issue des mondes orientaux, africains et océaniens, le tatouage a un rôle social, religieux et mystique et accompagne le sujet dans ses rites de passage en l’incluant dans la communauté. À l’inverse, en Occident, on retient qu’il fut marque d’infamie, de criminalité, attraction de cirque (avec le phénomène des side-shows) puis marque identitaire de tribus urbaines

bras tatoué

 


 2-2-1b

 A la recherche de Regourdou ! saison 2

Après les fouilles prometteuses de l’année dernière, l’équipe scientifique de Regourdou sera sur le terrain à nouveau cet été pour poursuivre ses activités de recherche du 14 juillet au 7 Août.

De plus, une série de conférences sur le site seront proposées aux visiteurs à 18:00 les jeudis 16, 23, 30 juillet et 6 août :

– Jeudi 16 juillet : Histoire et nouvelles recherches à Regourdou : un site d’exception au Paléolithique moyen. Bruno Maureille (UMR5199 PACEA, Bordeaux) et toute l’équipe scientifique.

– Jeudi 23 juillet : Les lapins et les Lièvres dans la préhistoire (et à Regourdou). Maxime Pelletier (UMR6636 LAMPEA, Aix-en-Provence).

– Jeudi 30 juillet : Etude des micromammifères et reconstitutions paléoenvironnementales durant la préhistoire (et à Regourdou). Aurélien Royer (UMR5276 LDG, Lyon et UMR5199 PACEA, Bordeaux)

– Jeudi 6 Août : Quoi de neuf sur l’Homme de Néandertal (et le sujet de Regourdou) ? Bruno Maureille (UMR5199 PACEA, Bordeaux).

Enfin, Trenton Holliday et Bruno Maureille se rendront au Musée afin d’étudier de nouveau les pièces originales du squelette de l’homme de Regourdou fin juillet début août.

un été néandertalien en perspective !!!!

 


 image_fichier_affiche3Le Musée d’Art et d’Archéologie du Périgord s’associe, du 27 juin au 15 novembre 2015, à l’exposition temporaire « Signes de richesse inégalités au Néolithique » présentée au Musée National de Préhistoire des Eyzies en prêtant 8 très belles haches polies. En effet, le Musée fait partie des 33 musées de France retenus pour la beauté de ses objets appartenant à la période néolithique.

hache-polie-en-serpentineQu’est ce que la période Néolithique ?
Le Néolithique, véritable « révolution », s’est cependant imposé en douceur à partir de trois phénomènes importants. Le réchauffement du climat de la terre il y a environ 12 000 ans qui a entraîné progressivement un changement de la faune et de la flore et donc des habitudes des hommes. L’apparition de l’agriculture en Mésopotamie, « le croissant fertile » (une partie de la Turquie, la Syrie, le Liban, l’Israël, l’Iran et l’Irak), il y a 10 000 ans, et la migration des peuples possédant les techniques de cultures jusqu’à l’extrême ouest de l’Europe. La néolithisation est une période de l’histoire de l’humanité relativement compliquée, deux théories tentent de l’expliquer : le diffusionnisme basé sur la découverte des gènes marqueurs éparpillés comme un balisage au cours des migrations, chez les populations d’aujourd’hui. Il s’oppose à l’évolutionnisme sur place qui aurait vu l’avènement de progrès techniques semblables au même moment dans plusieurs régions du monde. Cette période se caractérise entre autre, par la réalisation de récipients en terre cuite nécessaires à la conservation et à la cuisson des nouvelles plantes (céréales en particulier).
Si la néolithisation de la France commence au sixième millénaire, la géographie peu favorable du Périgord explique peut-être une néolithisation plus tardive.

neolithique-hache-polie-pierre-z500061
Quelques mots sur l’exposition temporaire « Signes de richesse inégalités au Néolithique »
« Au cours de leur expansion en Europe occidentale (entre 6000 et 2200 av. J.-C.), les communautés du Néolithique ont développé l’agriculture et l’élevage, ainsi que de nouvelles techniques pour la fabrication des outils et des parures. À côté des productions locales et d’usage commun, il existe partout des objets magnifiques en matériaux très rares et souvent fabriqués avec des procédés complexes. Colliers, poignards, haches, bracelets, ont circulé sur de grandes distances comme le prouvent les analyses sophistiquées qui révèlent aujourd’hui des déplacements sur plusieurs centaines de kilomètres.
Découverts dans des aires culturelles différentes, ils ont servi à des pratiques très éloignées du domaine strictement utilitaire. Ils ont constitué des marqueurs de richesse et de distinction, à haute valeur symbolique, qui pouvaient être thésaurisés et utilisés dans les relations entre les élites ou avec les puissances surnaturelles. L’exposition invite à découvrir quelques-uns de ces “objets signes” en matières considérées, encore de nos jours, comme précieuses (jade, or, turquoise, jais ou jayet, etc.). » : http://musee-prehistoire-eyzies.fr/

 


 

JANE POUPELET – Baigneuse au bord de l’eau (1911)

JANE POUPELET Baigneuse au bord de l'eau, vers 1911 BRONZE 0 PATINE VERTELe Musée d’Art et d’Archéologie du Périgord s’associe à l’exposition à la Collégiale Notre Dame – du vendredi 3 juillet au dimanche 30 août 2015 – organisée par le Centre Culturel de Ribérac qui a pour but de mettre en lumière l’œuvre et la vie d’une grande artiste Périgourdine, à travers des sculptures, peintures, dessins et documents …

C’ est également l’occasion de participer à l’hommage rendu à Jane Poupelet puisque le Centre Culturel portera désormais son nom – www.riberaculture.fr

Dans ce cadre, le Musée d’Art et d’Archéologie prête la sculpture féminine en bronze « Baigneuse au bord de l’eau » ; Une œuvre se révélant être une des plus belles réalisations de Jane Poupelet.

L’équipe du Musée invite le public à venir découvrir et/ou à redécouvrir la collection complète des créations de Jane Poupelet qu’elle garde jalousement dans ses murs. Une occasion de faire le lien entre Périgueux et Ribérac autour de l’œuvre et la vie d’une artiste au parcours exceptionnel.

Qui est JANE POUPELET ?

Née en Dordogne, à Saint-Paul-Lizonne, en 1874, Jane Poupelet montre très jeune sa vocation pour la sculpture. Après des études aux Beaux-arts de Bordeaux puis à l’académie Julian à Paris, Jane Poupelet fréquente les cercles autour d’Auguste Rodin et d’ Antoine Bourdelle. Elle participe à la bande à Schnegg, un groupe de jeunes sculpteurs désirant s’écarter de l’Académisme conventionnel, mais dans le respect de la tradition et côtoie aussi des artistes américains et des groupes féministes anglo-saxons.
En 1904-1905, un voyage autour de la Méditerranée lui fait découvrir la statuaire antique et les bronzes de Pompéi qui furent la source de son inspiration pour ses nus au modelé souple et épuré. La facture classique de Jane Poupelet la fait remarquer par Rodin qui apprécie sa quête de « la beauté dans la simplicité ». Ils exposeront ensemble à la galerie George petit en 1911, tout comme avec de nombreux autres grands artistes du XIXème siècle.

Grande figure de la sculpture du début du XXe siècle, Pendant la Première Guerre mondiale, Jane Poupelet arrête d’exercer son art pour des œuvres de charité où elle fabrique des jouets de bois ou de métal. Elle se distingue particulièrement dans son engagement de plasticienne à partir de 1918 en modelant des masques pour les mutilés de la guerre 14-18, aux côtés de l’américaine Anna Ladd. Elle excelle dans les sculptures animalières. Vice-présidente du Salon des indépendants, elle encourage de nombreux artistes modernes dont Mateo Hernandez (1884-1949), Aristide Maillol ou René Iché. »
A partir de 1922, Jane Poupelet malade, est contrainte de délaisser peu à peu la sculpture. Elle meurt en 1932, âgée d’une cinquantaine d’années.


 

bandeau fête des mères

BONNE FETE A TOUTES LES MAMANS !!!

A l’occasion de la fête des mères l’équipe du Musée a sélectionné 9 œuvres parmi ses collections évoquant les divers regards artistiques portant sur la fertilité.
Cette aventure est tirée de l’exposition temporaire « Corps fertile-Fertil body» conçue par les associations Art.19 (Dordogne) et Mothersuckers Project (Pays de Galles) en 2013, en partenariat avec le Musée : durant 9 jours 1 œuvre par jour vous sera présentée.

Maternité – 1942-1946
Gilbert Privat

70.5.3 (4)En 1942, la municipalité de Périgueux demande à Gilbert Privat un projet pour humaniser le pavillon de la Mère et de l’Enfant du Centre Hospitalier de Périgueux. Le groupe en pierre « La Maternité » est alors commandée. L’exécution en est retardée du fait de la guerre et l’inauguration a lieu le 28 mai 1946, jour de la Fête des Mères ! (le modèle en plâtre original se trouve au Musée) – photos : B. Dupuy à droite et J. Leeson à gauche.

 

Moulage de la Vénus de Willendorf

venus 1lMoulage en résine de l’original en pierre conservé au Musée d’Histoire Naturelle de Vienne en Autriche. L’original a été découvert en 1908 et date d’environ 25000 ans. Il existe environ deux cents représentations féminines pour cette période, réalisées en pierre, terre, ivoire. Il existe plusieurs interprétations les concernant : déesse mère, gardienne du foyer, symbole de fécondité…Elles ont toutes été retrouvées sur les lieux de vie des hommes préhistoriques, certaines étaient percées de trous montrant qu’elles ont été portée en pendentif.
Une des hypothèses aujourd’hui serait que la Vénus de Willendorf aurait été sculptée par une femme se regardant elle-même, ce qui expliquerait sa forme très reconnaissable.
D’où venons-nous, où allons… (photo B. Dupuy).

Image vulvaire gravée sur bloque calcaire

1vulve2L’Abri Blanchard est un des hauts lieux de la culture aurignacienne (36 000 à 20 000 ans BP) – période de la grotte de Chauvet. Les personnes qui constituent cette culture sont les premières pour lesquelles nous avons des traces d’ornements sur parois. Parmi ces représentations, les images vulvaires, souvent disproportionnées, sont assez nombreuses et font pensées à celles masculines, ithyphalliques.(photo B. Dupuy)

 Adonis et Vénus
d’après Véronèse

1venusadonisécole
vénitienne – 17ème siècle – huile sur toileLe thème de Vénus retenant son amant afin qu’il ne parte pas pour la chasse où il se fera tuer par un sanglier, est tiré des Métamorphoses d’Ovide et fut souvent traité par les peintres à partir de la Renaissance. L’œuvre présentée ici est probablement inspirée d’une série sur ce thème peinte par Véronèse (1528-1588) pour l’empereur Rodolphe II à Prague.
On y retrouve des coloris et des poses similaires : comme deux amants assis sur une banquette en plein milieu de la nature, et pour Vénus, charnelle et peu vêtue, la figure arrondie parée de cheveux blonds bouclés relevés en chignon portant à son cou un collier de perles. Le traitement des drapés participe également à cette référence. Le rideau situé sur le côté droit crée un effet théâtral, auquel viennent s’ajouter l’arbre et les feuillages de l’arrière plan. Sur le côté, en bas à gauche, les chiens impatients attendent leur maître. L’ensemble, de qualité, très agréable à l’œil, est toutefois plus posé et plus retenu que les compositions auxquelles il se réfère.

Statues de Grades du Vanuatu
île d’Ambrym

grade 1cAu Vanuatu le pouvoir s’acquière au sein de sociétés de grade. Sur l’île d’Ambrym cette société se nomme Mage, elle comprend quatorze grades acquis lors de cérémonies publiques au cours desquelles le postulant doit «payer» un certain nombre de rituels et d’objets, notamment des sculptures érigées sur le lieu de cérémonie. Le paiement s’effectue en cochons dont la valeur s’apprécie à la longueur des dents. Tout homme peut postuler, mais il faut qu’il ait su être assez habile pour trouver des alliés qui l’aident à rassembler les cochons nécessaires. Très peu d’hommes atteignent le dernier grade qui confère le statut d’ancêtre vivant.
La figure masculine correspond au neuvième grade, mage Hiwir, (à gauche), la figure féminine, (à droite), au onzième grade mage ne Im, dont le monument comprend un couple de statues. Leur style diffère : l’homme a de gros yeux en pastille tandis que ceux de la femme sont peints sous la courbe des arcades sourcilières qui se prolonge en un nez pointu. Son corps est orné de motifs blancs. Ces statues étaient installées sous une plate forme au dessus de laquelle dansaient les initiés.(photo B. Dupuy).

Panthère et ses Petits
Henri Mori (1933-1994)

moriHenri Mori a reçu à titre posthume le prix Edouard Marcel Sandoz, en 1996.
Elève de sa mère puis des Ecoles des Beaux Arts de Casablanca et de Bordeaux, il s’inscrit dans la suite des Pompon, Sandoz, Jouve et Suisse. Il sculpte dans le marbre et la pierre le monde animal. Il en donne sa propre perception, en traduit un souffle, un instant, nous les rendant proche et familier comme cette mère panthère et ses petits. (photo B. Dupuy).

Danaé
C.J. Natoire (1700-1777)
Huile sur toile

B.789Charles Joseph, fils d’architecte, fit ses études à l’Académie de Paris. Premier prix de Rome, il fut un peintre d’histoire, décorateur de grandes demeures, graveur, dessinateur et reçut des commandes pour des tapisseries de la Manufacture de Beauvais. Il fut nommé directeur de l’Académie de Rome en 1751 et y resta jusqu’en 1777. Il finit ses jours en Italie.
Ce tableau à sujet mythologique, représente Danaé, enfermée par son père, Acridios, dans une tour car un oracle lui a prédit qu’il mourrait tué par son petit-fils. Zeus, fort amoureux, descendit rendre visite à la princesse sous forme d’une pluie d’or. De cette union cachée naîtra un fils, Persée. Le corps féminin de Danaé, dénudé, est tout à fait caractéristique de l’art galant de cet artiste appartenant à l’époque de Louis XV. Ce tableau, agréablement composé, est peut être une étude préparatoire, ou une réplique d’un tableau de grand format conservé au Musée de Beaux Arts de Troyes et provenant du décor du proche château de la Chapelle. (photo B. Dupuy).

 La Jeune Mère et son Enfant
attribué à J.B. Carpeaux – 19ème siècle

carpeau1Cette œuvre réalisée dans les années 1860, appartient au courant réaliste du 19e siècle porté par des artistes emblématiques comme Courbet.
Carpeaux né à Valenciennes d’une famille d’ouvrier réalise son rêve de devenir artiste en entrant en 1844 à l’Ecole des Beaux Arts de Paris. Prix de Rome en 1854, il part en Italie et revient en France en 1862. Il reçoit alors de nombreuses commandes pour des monuments prestigieux comme l’Opéra Garnier et le Pavillon de Flore du Louvre. Il fut aussi un grand portraitiste. (photo B. Dupuy).

 

Statue Féminine
Côte d’Ivoire – Akyé

akyéLes Akyé appelés aussi Attié font partie du groupe linguistique et culturel des Akan habitant les lagunes du sud de la côte d’Ivoire. Ils sont à l’origine d’une statuaire d’une grande qualité formelle.
Ces statuettes peu connues et peu étudiées ont pratiquement toutes disparu au début du 20e siècle, brûlées par les missionnaires. Elles sont donc très rares dans les collections Européennes.
Elles figurent des ancêtres ou des esprits. Leurs bras sont parfois articulés et leur coiffure souvent très élaborée.

 

 

 

 

Nous refermons notre semaine « spécial fête des mères » en espérant vous avoir fait découvrir quelques oeuvres faisant partie de nos collections en attendant de vous recevoir nombreux au Musée. A bientôt !


 

Vous ne regarderez plus jamais votre voisin de la même façon

préhistoire FB 011webLe saviez-vous ? La découverte de cette côte gravée dans le site qui a livré le célèbre squelette de Cro-Magnon – Gravettien (-29 000 à -22000 ans BP) la rend tout particulièrement intéressante. Si l’on considère le trait bien marqué qui compose la gravure, on ne peut qu’en déduire que la représentation humaine est volontairement schématique. Certains chercheurs parlent de chamanisme à la Préhistoire. Notamment à cause des représentations humaines hybrides entre humain et animal. C’est aussi pour cela que l’on surnomme cet objet le « sorcier ».


 

Le saviez-vous ? DES PINGOUINS A CHANCELADE

Michel Hardy et Maurice Féaux, conservateurs du Musée, découvrent en 1887-88 ce bâton de commandement en bois de renne provenant de la station magdalénienne de Raymonden – Paléolithique supérieur (-18000 à – 11000 BP) sur la commune de Chancelade portant le dessin en relief d’un « alca impennis » c’est-à-dire » un Grand Pingouin ». Des pingouins vivaient donc à proximité de Périgueux pendant une période évidemment glaciaire.

Pour la petite histoire : « Le Grand Pingouin » (Pinguinus impennis, autrefois Alca impennis) était un grand oiseau incapable de voler de la famille des Alcidés. Il vivait sur le pourtour de l’océan Atlantique et s’est éteint au milieu du XIXe siècle. En période de reproduction il s’installait sur la terre ferme. On sait que le Grand Pingouin a été chassé par les hommes de Néandertal il y a plus de 100 000 ans.


 Le saviez-vous ?
Les bifaces ici représentés – paléolithique inférieur – 400 000 B.P – ont été découverts dans les terrains au nord des allées de Tourny, en face du musée à l’occasion de travaux de terrassement en 1878.

préhistoire FB 014web

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Vous n’irez plus jamais au cinéma comme avant

Le saviez-vous ?
Cette rondelle – époque magdalénienne (18000 à 11000 ans BP) – a été découverte par Michel Hardy en 1868 sur le site de Laugerie-Basse. La fonction de la rondelle demeure encore aujourd’hui un mystère. Serait-ce le premier thaumatrope ? En effet, chaque face représente un chamois dressé d’un côté et couché de l’autre. Si la rondelle est actionnée d’avant en arrière à l’aide d’un tendon passé par le trou central, l’animal est en mouvement.
cliquez ici : https://youtu.be/6jVRtfy-s1Y

rondelle taumatrope


Le saviez-vous ? Un Mammouth sous Leclerc
A environ 4 kilomètres de Périgueux, sur le territoire de la commune de Trélissac, la route nationale, connue sous le nom de route d’Excideuil, est bordée d’un côté par la rivière de l’Isle et de l’autre par une colline calcaire en forme de falaise. Cette colline, avant l’ouverture de la route, s’étendait en pente douce jusqu’à la rivière. A l’extrémité ouest de cet escarpement, c’est-à-dire dans la direction de Périgueux, on rencontre une grande sablière, connue dans le pays sous le nom de sablière de Chabanas, du nom du propriétaire. A l’emplacement actuel du magasin Leclerc.

défense de mammouth 015Le 2 décembre 1892, M. CHAMPAGNE et Michel HARDY explorent la sablière, à la recherche de quelques objets chelléens et remarquent quelques fragments lamelleux blanchâtres, ayant l’apparence de débris osseux. Ce sont, en effet, des débris très fragiles d’une portion de défense de mammouth, (20 centimètres) qui sont alors recueillis et collés ensemble.
C’était la première fois que l’on retrouvait des vestiges de cet animal dans les environs de Périgueux, ainsi que le constate le Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord de janvier 1893. Cette précieuse défense de mammouth est actuellement conservée au Musée d’art et archéologie du Périgord.


Le saviez-vous ?
Auguste Rodin (1840 -1917) fit un don en 1908 d’un plâtre « Jeanne d’Arc » ou « Tête de la Douleur » au Musée. Cette tête servit sans doute de prototype au moulage du bronze du même nom exposé au Musée Rodin à Paris.

Pour Rodin le titre venait presque toujours après la création, et pouvait évoluer au fil du temps : traduite en marbre, cette œuvre est connue sous les titres Jeanne d’Arc, Orphée ou encore Tête de Méduse, qui révèlent tous l’influence du milieu symboliste dans lequel le sculpteur évoluait alors.

cliquez ici : http://www.musee-rodin.fr/fr/collections/sculptures/tete-de-la-douleur#sthash.m9SC17BS.dpuf

Auguste Rodin est l’un des derniers sculpteurs à avoir été assisté d’un atelier dans lequel les mouleurs avaient une place particulièrement importante. Rodin aimait travailler le plâtre et faisait réaliser une série d’épreuves en plâtre de chaque œuvre sortie de ses mains. Tout en gardant le témoignage de chaque phase de son travail, il disposait ainsi de figures qu’il pouvait modifier à sa guise. De plus, il aimait la blancheur des plâtres et n’hésitait pas à en faire tirer un nouveau lorsqu’une épreuve était sale ou endommagée.

cliquez ici : http://www.musee-rodin.fr/fr/le-musee/le-musee-rodin-meudon


 

l'allégorie de l'occasion - 13032015 020L’Allégorie de l’occasion de retour au Musée

Financée par la Ville, l’Etat et la Région ( fonds FRAM),
suite aux accords du conseil municipal et de la commission régionale de restaurations en 2013, la restauration de l’œuvre de Franz Francken II (1581-1642) « L’allégorie de l’Occasion » a été confiée Monsieur et Madame Morin restaurateurs agréés par les musées de France.

En effet, la sécheresse de l’air avait altérée la couche picturale ainsi que les anciennes restaurations (années 60). L’intervention sur le support, cuivre, nécessite des actions en plusieurs étapes. Le travail consiste en un dépoussiérage, des repeints les plus légers possibles et réversibles puis en l’application de vernis de façon subtile tout en restant fidèle à l’artiste.

Il aura donc fallu deux ans de restauration pour obtenir un résultat plus que parfait de cette œuvre représentant la prise du pouvoir du Shah Abbas, protecteur des arts, des sciences et de la musique, en Iran.

L’équipe du musée est donc fière de pouvoir à nouveau exposer à la vue du public ce tableau qui désormais est la définition exact de son intitulé complet : L’allégorie de l’occasion dont il faut se saisir avant qu’il ne soit trop tard.


 Le Lion qui pleure – Auguste Rodin (1840 -1917)

Après une longue période passée en exposition extérieure, Le Lion qui pleure vient de retrouver sa place au MAAP.

after-rodin-auguste-1840-1917-le-lion-qui-pleure-a-rodier-pa-2147445

Le Lion qui pleure possède une histoire longue et complexe, bien qu’il s’agisse d’une œuvre assez peu connue. Il s’agit d’une des rares sculptures animalières dans l’œuvre de Rodin, et l’on y voit un souvenir de l’enseignement d’Antoine-Louis Barye.

Contrairement aux traditions néo-classiques, les sculptures de l’artiste sont sans socle ou sur un socle surélevé. On reconnaît souvent ses œuvres à une forme achevée qui reste partiellement prise dans un bloc plus rustique et partiellement dégrossi. Le résultat toujours frappant est un équilibre entre un modèle englué dans la masse brute et un élan donné à l’œuvre qui semble ainsi prête à s’en échapper.

Le saviez-vous ?

Un modelage en cire noire sur planche de bois est exposée au musée Rodin à Paris. Cette œuvre provient de la collection Rehns.

Ce sujet donna lieu à la production de contrefaçons, du vivant même de Rodin. En 1913, Rodin fit saisir à Londres un exemplaire en marbre du Lion qui pleure, qui pourrait correspondre à celui que conserve le musée Rodin.

Rodin, à l’avant-garde de son art, a laissé les moules de ses sculptures à la disposition du public. Il avait aussi préparé des copies de sa signature. Une manière pour lui de laisser d’autres prolonger son œuvre après son décès.


 Le Musée référence de l’Institut Courtauld

Deux œuvres majeures en ivoire du 16ème siècle – collection du Musée – Christ en croix entre la vierge et St Jean – L’adoration des rois mages – sont désormais référencées par l’Institut Courtauld. Cette distinction témoigne de la rareté et de la richesse des œuvres contenues dans les collections du Musée. Un privilège pour chaque visiteur ! Une richesse pour les chercheurs !

Cliquez : www.gothicivories.courtauld.ac.uk

1280px-Somerset_House_Strand_BlockL’Institut Courtauld (Courtauld Institute of Art en anglais) est une organisation affiliée à l’Université de Londres et spécialisée dans l’étude de l’histoire de l’art. Reconnu pour son excellence académique et de recherche, l’Institut Courtauld a formé de nombreux experts prestigieux du monde de l’art, dont notamment les directeurs du Metropolitan Museum of Art, du Victoria and Albert Museum, de la National Gallery, et de Tate. Ses anciens élèves sont d’ailleurs surnommés la « Courtauld Mafia ».
En collaboration avec l’institut Warburg, l’institut publie chaque année The Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, document d’environ 300 pages. (source wikipédia)

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Partager cette page :